Histoire et Patrimoine

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HISTOIRE


Culminant à 817m d'altitude, la butte de Sévérac, proche des Sources de l'Aveyron, domine la vallée et constitue un site remarquable. Sa situation géographique de carrefour en fait un lieu stratégique.


Il semblerait qu'un château ait existé sur cette butte dès le Xème siècle : un seigneur de Sévérac en 1003 est mentionné. Le château médiéval existait encore au XVIème siècle : remparts, donjon, chapelle et bâtiments annexes. Au XVIIème siècle, d'importants travaux de modernisation sont entrepris par Jean V et Louis VI d'Arpajon. Après la mort de Louis, le château est peu à peu abandonné. En 1799, le nouveau propriétaire, marchand de biens, en vend les pierres et le château devient une ruine, qui est classé Monument Historique en 1932. La commune achète le site en 1966. En 1985, de gros travaux de restauration et de sauvegarde débutent, et se poursuivent encore.


La butte de Sévérac est occupée dès la Préhistoire, et de façon permanente dès l'Âge du Fer (VIIIème-Ier siècles av.JC). Un village de cabanes, situé au carrefour des axes de communication, y joue le rôle de pôle économique. Il continue de se développer sous l'occupation romaine et devient un centre économique réputé au Moyen-Âge. Le bourg reste très actif jusqu'à l'arrivée du chemin de fer au XIXème siècle et la création du quartier de la gare.


PATRIMOINE
Château de Sévérac le Château et la Cité Médiévale

Franchie la porte fortifiée de la première enceinte, la façade sud du château impressionne le visiteur par la force et la puissance qui se dégage de cette architecture simple et dépouillée, inspirée de l'art pré-classique d'Île-de-France. Louis d'Arpajon avait un hôtel particulier à Paris, était au service du roi de France et fréquentait la Cour du roi. Un portail d'entrée monumental donne accès à la Cour d'honneur du château.
Chapelle et remparts sont médiévaux et ont été conservés dans leur état lors des grands travaux du XVIIème siècle. Le contraste architectural du corps de logis est saisissant : une salle des Hommages et un pavillon d'escalier au style épuré pré-classique et une galerie Renaissance tardive, beaucoup plus décorée, avec un escalier à double volée et en « fer à cheval ». Cette partie est en ruines mais au rez-de-chaussée a été dégagée une enfilade de pièces, dont la salle des Archives, le garde-meuble et la salle de manœuvre du pont-levis du portail d'entrée. La Terrasse des Tilleuls donne accès à la Tour des Canons, de même que la Salle du Prieur (sise au-dessus de la chapelle), il est possible de monter au sommet de la tour de guet.


Bâtie sur le flan sud-est de la butte, au pied du château, la cité possède un charme bien particulier dû à son authenticité. Elle possède toujours sa ceinture de remparts et deux portes fortifiées fort bien conservées-sur les quatre existant à l'origine-. Les ruelles abritent de superbes demeures du XVème et XVIème siècles, avec des tours d'escalier pour certaines. D'autres sont à colombages et encorbellement, comme la surprenante Maison de Jeanne qui daterait du XIIIème siècle. La Maison des Consuls, musée d'Histoire locale est surtout une intéressante demeure du XVIème et XVIIème siècles, qui recèle de multiples trésors. Les échoppes médiévales et le marché aux grains ou sestayral, évoquent l'activité économique passée du bourg. L'église du Prieuré Saint-Sauveur mérite un détour. La fontaine romaine et romane est la dernière étape de la visite, avant la montée au château.
Ce bourg mérite que le visiteur prenne le temps de parcourir ses ruelles, dominées par le château, reste de la puissance des seigneurs de Sévérac.

Maison de Jeanne

Découvrez cette maison intrigante et charmante au détour des ruelles de la cité médiévale de Sévérac-le-Château ! Datée du XIVème siècle, elle occupe le n°10 de la rue de Belvezet, à l'angle du Passage de l'Hospice.

Elle est réputée pour être une des plus vieilles maisons du département de l'Aveyron.


On remarquera surtout ses murs à colombages et pour partie en torchis, son entrée accessible par quelques marches et abritée sous un surplomb de l'étage, ses encorbellements aux deux niveaux, les petites dimensions de ses ouvertures dont une ovale (mur sud) et une à meneau (mur nord).

Maison des Consuls
 

La Maison des Consuls abrite entre autres, des textes anciens et des reproductions de plans de paroisses, la maquette du château tel qu'il était vers 1669, un magnifique plafond peint et une cheminée du XVIIème siècle.

Eglise de Saint‑Grégoire de Lavernhe

L'édifice est implanté sur une source qui a fait l'objet d'un culte païen dans les premiers siècles. Des fragments d'objets trouvés témoignent d'une fréquentation gallo-romaine en ce lieu.
L'église du XIème siècle (classée « Monument Historique » en 1929), dont les murs extérieurs de la nef et du chevet à pans coupés atteignent encore une hauteur de 5 mètres, est comblée jusqu'au niveau haut du mur de ceinture et transformée en jardin fleuri.

Eglise de Saint Dalmazy de Sévérac le Château 

Construite sans doute par les moines du monastère fortifié de La Canourgue. Agrandie au XVIIe siècle, l'église abbatiale devient paroissiale.

Eglise de Saint‑Amans‑de Varès de Recoules Prévinquières 

Edifice attesté en 1349, dont l'aspect actuel date du XIXème siècle.

Chapelle Notre Dame de Lorette de Sévérac le Château

En 1651, le duc Louis d'Arpajon, seigneur du château de Sévérac, aurait fait construire cette chapelle en expiation de la mort de son épouse, Gloriande de Thémines, et pour racheter les crimes de Jacquette de Clermont, sa mère. Il accomplit auparavant un pèlerinage à Rome et à la Santa Casa de Lorette en Italie. La chapelle Notre Dame de Lorette est la réplique exacte de la Santa Casa.

Chapelle Notre dame de Vallée Close de Recoules Prévinquières

Cette chapelle de pèlerinage fut érigée au XIVème siècle. Elle était la propriété des bénédictines de La Capelle del Vern (commune d'Escandolières). Un ermitage se trouvait en ce même lieu dès le Haut Moyen-Age.

Le Puech de Buzeins

C'est un volcan dont on peut voir les orgues basaltiques. Il culmine à 864 mètres et offre une vue magnifique sur les Monts d'Aubrac, du Lévézou, des Cévennes, du pays Ruthénois, des Causses de Sévérac et du Comtal. Deux tables d'orientation sur le pic de Buzeins vous permettent de découvrir ces paysages.

Eglise de Lapanouse

Cet édifice a subi de nombreuses transformations. De la vieille église du IXème siècle, il ne reste que le chœur extérieur avec la fenêtre axiale du milieu et le porche donnant sur le Midi.
Du XIIème siècle, on peut admirer, à l'extérieur, les modillons à grimaces et, à l'intérieur, des colonnes à chapiteaux, des niches encastrées dans le mur et un sacrarium en fer forgé du XIIème siècle dans lequel, selon la tradition, se trouverait une relique de la Sainte Croix, ramenée par Monet II de Lapanouse qui aurait suivi saint Louis aux Croisades.

Buzeins

Le petit village antique de Buzeins est un endroit riche en multiples découvertes.

Son église, sa fontaine, ses différentes bâtisses à l'architecture typiquement rouergate en font tout le charme traditionnel.
De son 'Puech' qui est un ancien volcan, une magnifique vue s'offre sur la Vallée de l'Aveyron, les Monts d'Aubrac, le Lévézou et les Cévennes (accès piétonnier à 2 tables d'orientation).

Lapanouse
 

Fondée au Moyen-Age par une congrégation de moines panetiers qui cultivaient le blé et faisaient du pain d'où son nom « Panus » puis « Panusia » et enfin « Lapanousia ».
Lapanouse se situe à 2 km de Sévérac au milieu de la riche plaine de l'Aveyron.
La localité est le berceau de la famille de Lapanouse, connue depuis le XIIème siècle. Le château a disparu. Vers 1250, les Lapanouse vendirent leurs biens à Guy de Sévérac et devinrent seigneurs de Loupiac. Les barons de Sévérac y percevaient un péage (XVème siècle).
Lapanouse était une petite ville avec trois portes et quatre faubourgs. Il y avait une léproserie dans les environs.
Lapanouse est fière d'être le village où naquit en 1713 l'illustre philosophe ' l'abbé Guillaume-Thomas Raynal', dont vous pouvez découvrir la maison (extérieur).







Lavernhe
 

Lavernhe est un agréable village blotti aux pieds des monts boisés du Lévézou, au creux de la vallée naissante de l'Olip.
Tout en longeant le Tencil, petit ruisseau enjambé de jolis ponts de pierres et de bois, vous remarquerez, entre autres, l'église du XIème siècle, le curieux portail aux pilastres cannelés de l'ancien manoir et le charme de belles fontaines.

Le village de Saint‑Grégoire

Le magnifique village fleuri de Saint-Grégoire (1er prix régional 1997 et 1er prix départemental 2013-2014) vous séduira avec sa remarquable église XIIème dotée d'un impressionnant 'clocher-tour' de près de 20m de haut.
Surplombé par le plateau de Courry (Cap, « camp », barré d'origine celte), Saint-Grégoire est un magnifique village aux maisons caussenardes. Orienté au Sud, il domine la vallée de l'Olip et fait face au Pic du Pal (1160 mètres), point culminant du Lévézou.

Recoules‑Prévinquières


D'une superficie de 2 500 hectares, Recoules-Prévinquières se situe à une altitude de 625 m dans le bourg et culmine à 1017 m sur le plateau du Lévézou. Traversée par l'Aveyron et l'Olip , la commune compte environ 500 habitants, les Recoulains, répartis sur Recoules-Prévinquières, le Cayrol, Saint-Amans-de-Varès, Varès, Bessodes-le sourd, le Méjanel et une partie de Vaysse-Rodier. L'occupation humaine y est attestée depuis la fin du néolithique (-2500 av.J.-C) jusqu'à nos jours.



Saint‑Amans‑de‑Varès

Ce petit village  porte le nom de Saint-Amans (IVème siècle), qui a christianisé les Ruthènes (grand peuple de la Gaule) et fut le premier évêque du Rouergue. L'église abrite de remarquables retables baroques restaurés dont deux sont classés aux Monuments Historiques.

 
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